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La communauté Religieuse "Sainte Famille"

Le Centre de soins

 

Les religieuses de la Sainte Famille sont dans la Bassin houiller depuis 1822 (Aubin) et depuis 1834 (vialarel), c'est Sœur Marie Vialard, qui fait partie de la communauté d'Aubin, se dévoue sans compter au service des malades et des plus déshérités. Chaque jour, elle sillonnait les petits hameaux, c'est ainsi qu'elle se rendait souvent à Vialarel. rien n'avait préparé les paysans aveyronnais au travail de la mine. Les exploitants font appel à des mineurs anglais qui eux ont le "charbon dans le sang). En allant voir les malades, sœur Marie Vialard fait la connaissance de ces familles anglaises et découvre l'urgence des besoins: Visite et soins aux malades, et instruction des enfants. Elle fait part de sa découverte à Mère Emilie de rodat qui décide fonder une petite communauté à Vialarel.

La communauté est constitué avec trois sœurs: Sœur Marie Vialard pour l'école, sœur Thaïs pour la visite des malades et une novice. C'est la première communauté non cloitré de la congrégation. la Charité a primé  pour Mère Emilie de rodat.

(suite du texte au bas de la page........

 

 
Sainte Emilie de Rodat
 
Visite des pauvres hier
 
Soeur M.France, Soeur Marcelinne, ..
 
Soins aux malades
 
Soeur Denise

 
Ancienne maison de la Sainte Famille

(3 photos)

 
25 aout 1976
 
la communauté rue maréchal Joffre
 
Catéchèse aux handicapés
 
Equipe J.O.C. (Jeunesse Ouvrière Chrétienne)
 
La communauté en 1984
 
La communauté en 1984
 
Sœur Cécile au centre de soins
 
Nouveau centre de soins en 1984
 
Inauguration du centre de soins 1984

 
Article sur le nouveau centre de soins

1985

 
Inauguration du centre de soins

Aout 1984

 
Inauguration du centre de soins Aout 1984
 
Article de presse hier
 
Inauguration du centre de soins
 
18 février 1984
 
prévention au centre de soins (2 photos)
 
Prévention au centre soins
 
Article de presse 1979
 
Travail en équipe au centre de soins
 
Conférence sur les maladies cardio vasculaires au centre de soins
 
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Mère Emilie de rodat sentit profondément la dureté  des conditions de vie des ouvriers de la mine, à cette époque là. Elle écrivait alors aux sœurs de Villefranche:

"...Ces ouvriers qui se brulent tout vivants, ils pourraient gagner leur vie d'une autre manière, mais parce qu'ils ont 7 à 8 francs par jour, ils restent toute la nuit ou toute la journée, selon qu'ils sont de tour, à la bouche de cette fournaise ou ils ont tant de chaleur..."

Sœur marie Vialard décède quelques mois plus tard, le 8 mars 1835. Cette sœur pour qui la charité tenait lieu de clôture, avait fondé la première école .

Quand a sœur Tais, elle fait merveille. aucun obstacle ne parvient à entamer l'ardeur de son zèle. Elle soigne les malades, assiste les mourants et visite les pauvres. Serviable envers tous, elle entre dans toutes les maisons, même les plus mal famés. Elle  quête dans les cafés et dans les lieux publics. on trouve parfois ses activités bizarre et imprudentes mais on la respecte partout.

Quand Sœur Tais meurt, à 51 ans, le 21 février 1858, l'enterrement se transforme en triomphe. La ville ouvre un souscription et sur le monument qu'elle édifia à sa mémoire, on peut lire: "Ici repose la charitable et très regrettée Sœur thaïs. Les habitants de Decazeville reconnaissant."

C'est en 1837 que la communauté de vialarel est transféré à Decazeville. A ce moment la Decazeville comptait 2715 habitants.

En 1846, les constitutions, règle de vie des sœurs de la Sainte Famille comporte un chapitre assez court sur les "œuvres de miséricorde" ou se trouve codifié l'expérience d'une  douzaine d'années: "les sœurs doivent tacher de se mettre  à meme de donner au moins les soins  et les secours  ordinaires aux malades, par conséquent apprendre à faire les divers espèces de bouillon, de tisanes etc... d'appliquer un cataplasme, un vésicatoire, des sangsues".

On réglemente les visites en donnant la priorité  aux moins fortunés.

De 1834 à 1891, il n'y eut qu'une seule communauté à Decazeville. Enseignantes et gardes Malades vivent sous le même toit. Pendant ces nombreuses années Decazeville prit de l'ampleur et une sœur garde malade ne suffisait plus pour une population qui allait toujours grandissant. Les besoins se faisant sentir de tous cotés, on décida de fonder une communauté composée essentiellement de sœurs garde malades.

Monseigneur BOURRET, évêque de Rodez, engage fortement la Sainte Famille à fonder cette œuvre qui sera la première de ce genre dans la congrégation.

C'est ainsi que se forme deux communauté bien distinctes: les enseignantes et les sœurs garde malades.

Au mois de décembre 1891, une petite communauté composée de quatre sœurs va s'installer dans la rue de la gare,(rue Clemenceau). une maison est mise a disposition par le curé de la paroisse.

La nouvelle fondation débute sans aucune ressource. Elle compte sur la générosité de la population. Quelques temps après la compagnie des mines vint à leur aide en leur donnant d'abord 500F. elle s'engage ensuite à leur verser 800F par an.

En 1892, deux nouvelles sœurs viennent grossir la communauté, ainsi que deux autres en 1897. Plus tard on comptera  jusqu'a 12 membres.

En 1905, la commune de Decazeville comptait environ 13 000 habitants. la société d'exploitation des mines et usines occupait plus de 4200 ouvriers .

En 1910 une autre œuvre vient s'ajouter à celle des garde malades. C'est l'Ouvroir. Son but est de donner du travail aux jeunes filles de la ville. C'est sœur François Régis qui en est la première maitresse et on trouvera un local dans la rue de la gare, a coté du presbytère.

Au début, plusieurs grand magasins de Paris fournissent du travail et on payait les jeunes filles à la pièce.

En 1912, Sœur Augustinus succéda à Sœur François Régis. Elle était très experte et très habille dans les travaux de couture, lingerie et broderie et l'ouvroir se développa. Pendant de longues années, les jeunes filles trouvèrent auprès de Sœur Augustinus une maitresse  femme qui les prépara à devenir de bonnes épouses et mères de famille.

En 1913, le Dr Montfrin voulut établir une clinique à Decazeville et demanda à la congrégation de lui fournir une religieuse diplômée. La congrégation fut d'accord et envoya Sœur Aimée de marie qui était à ce moment là, à l'hospice de Rulhe et une autre religieuse. toutes deux faisaient aussi partie de la communauté des soeurs Garde malades de la miséricorde. Elles allaient y prendre leur repas et y coucher. Durant son séjour à la clinique Sœur Aimée donna même quelques leçons appropriées pour les dames et demoiselles qui avaient le désir de se dévouer comme infirmières.

Pendant la guerre de 1914, cette clinique fut transformée en ambulance. Un grand garage contigu à la clinique est aménagé pour 25 lits. dés lors on reçut des blessés et convalescents de Montpellier, Albi et Rodez. Après la guerre, le Dr montfrin reprit ses activités de chirurgien et les sœurs travaillèrent avec lui jusqu'en 1931, date à laquelle la clinique fut fermée.

en 1921, les sœurs qui logeaient toujours rue Clémenceau étaient bien à l'étroit dans leur logement qui manquait d'air et de lumière. Aussi elles e mirent en devoir  de chercher une maison plus grande. leur vue se porta d'abord dans la rue Cayrade, puis dans la rue Maruejouls. l'immeuble appartenait à Mr Mouly. Mme Costes propriétaire de la villa " californie", apprenant que les religieuses cherchaient une maison leur proposa son habitation. La communauté réfléchit longtemps avant de l'acheter au pris de 70 000F. Après avoir provisoirement préparé le local, 14 religieuses vinrent habiter la maison le 15 juin 1921. Quelques jours après le petit parc de la villa fut transformé en jardin par esprit de pauvreté et aussi par nécessité les sœurs n'étant pas rémunérés pour leur travail.

En 1932 les locaux sont trop exigus. on décida une construction. Celle ci est terminé en 1933. On y installa l'ouvroir.

En 1934 et 1935 le Dr Montfrin donne des cours pratique aux religieuses qui veulent acquérir leur diplôme d'infirmière. 6 sœurs suivront cette formation.

Pendant les années de guerre, de 1940 à 1945, les sœurs de la miséricorde distribuèrent le lait envoyé par les américains à 200 enfants. pendant trois ans, durant les quatre mois d'hiver, les sœurs préparaient et servaient tous les jours le repas de midi à une centaine de vieillards.

E, 1956 mort de Sœur Tarcisse: Garde malades depuis 1914, 42 ans de dévouement, de service et de disponibilité auprès des pauvres. il n'est pas une famille du quartier de la montagne qui n'ait pas eu recours a ses services. son rayonnement est encore vivant parmi les anciens de Decazeville.

L'ouvroir ne répondant plus à un besoin, la communauté la transforme en 1962 pour agrandir le centre de soins. On ouvre une porte rue Clémenceau. Ainsi le centre de soins sera tout à fait indépendant à la communauté et conforme aux besoins de ce service. Déjà en effet, il comporta, une salle d'attente, une salle de soins, un secrétariat et un sanitaire. Les travaux seront terminés en 1963.

Une évolution importante à noter. A partir de 1953, les soins a domicile commencent à changer. Avec les nouveaux traitements on passe moins de nuits auprès des malades. En contre partie on fait beaucoup plus de piqures. on commence à s'équiper en bicyclettes, le quartier de fontvergnes se cotise pour offrir un vélo à Sœur Marcellin. puis ce sera la quartier de St Michel.

en 1957 arrive la première 2CV et puis les sœurs utilisent des solex.

Avec la fermeture des mines, les infirmières de la caisse de secours se reconvertissent et prennent en charge les soins à domicile des malades relevant de cet organismes. malgré cela les sœurs ne manquent pas de travail.

En 1963, la communauté accueille Sœur Bernadette éducatrice paroissiale qui s'emploie à mettre en place sur la ville des mouvements d'enfants.

En 1967 s'installe à Decazeville, la première infirmière libérale, suivie d'une deuxième en 1969. Si la première n'a pas eu un accueil très favorable de la part des religieuses surprises de cette nouveauté, il n'en a pas été de même pour la deuxième qui les sœurs ont cédé un quartier de la ville. Avec l'arrivée de cette deuxième infirmière, c'est aussi l'occasion d'organiser des tours de garde malades entre les les libérales et les religieuses.

En 1972 les malades de Decazeville sont soignés à domicile par deux infirmières libérales, deux infirmières de la caisse de secours, et deux religieuses.

Au cours de cette année, un fait nouveau dans la communauté, Sœur Françoise qui est éducatrice paroissiale prend un travail d'aide ménagère à mi-temps. ce choix de travailler comme aide ménagère s'est fait en réflexion avec les prêtres et des militants laïcs, c'est une manière nouvelle de rejoindre la population.

En 1973, a eu lieu une réflexion importante avec les prêtres et les religieuses du bassin houiller sur la présence de l'église sur la zone. La congrégation fait le choix de maintenir une communauté à Decazeville. C'est bien la prise de conscience des besoins de l'époque qui avait amené Sainte Emilie à implanter une communauté à Decazeville. Pour cette même raison, la communauté est appelée a vivre des changements. Trois nouvelles sœurs arrivent, Sœur Hélène et sœur Cécile Infirmières, et Sœur Thérèse qui vient de la congrégation de la Sainte Famille de Mende. Elle sera professeur du technique à St Foy. La communauté devient polyvalente: deux infirmières, une aide ménagère à mi temps et permanente en pastorale l'autre mi-temps, une permanente en pastorale sur le secteur de viviez, une enseignante et une cuisinière.

Cette même année 1973 a eu lieu la première démarche auprès du maire de Decazeville pour une éventuelle prise en charge du centre de soins par la municipalité, la réponse fut négative.

A partir de cette date un long cheminement dans la recherche et la réflexion va commencer sur l'avenir des soins.

En 1975, deux faits nouveaux. Le premier c'est la venue de Sœur pascale Infirmière qui va travailler au centre de soins. En effet le travail augmente et à deux cela devient difficile de tenir..

Autre fait nouveau, la maison est grande et il ya que 5 sœurs pour l'habiter, et la maison a un besoin sérieux de réparation. Après réflexion et recherches la maison fut vendue a à la municipalité en quête d'un local pour loger lIMPRO (Institut médico professionnel). La municipalité s'engage a laisser le local du centre de soins à l'usage des religieuses aussi longtemps quelles seront à Decazeville.

Ces sont les personnes âgées du quartier, désireuse de garder les religieuses auprès d'elles qui trouvent la future maison des sœurs, située tout proche de l'ancienne, dans la rue Maréchal Joffre, au N°4, le déménagement aura lieu le 25 aout 1976.

Au cours de cette année 1976 la réflexion sur l'avenir du centre de soins se poursuit toujours, en lien avec la congrégation. Une étude est faite sur les besoins et les possibilités du secteur de Decazeville.

cette recherche permet de préciser quelques points essentiels pour sauvegarder et promouvoir:

Prévoir l'avenir avec al population compte tenu de ce qu'est cette population avec ses besoins.

Mettre en place une structure qui pourra continuer même si un jour les religieuses venaient à manquer à Decazeville.

Maintien du tiers payant pour que tous puissent avoir accès aux soins.

importance de la prévention et possibilité d'une meilleure prise en charge des besoins se santé afin de permettre à un plus grand nombre de malades de rester dans leur milieu de vie.

Importance d'une équipe de travail pour un meilleur service et un service permanent.

Partager la conviction avec les gens que la santé c'est aussi leur affaire..

 

Avec cette recherche, la communauté prend conscience de la nécessité d'un centre de soins mieux organisé.

Au mois de mars 1976, un premier contact est pris avec l'UDSMA à Rodez.

le nouveau centre de soins prend tournure en décembre 1977, une association vient de naitre:

cette association est composé d'un CA qui regroupe un représentant de:

l'UDSMA

CSCV  Syndicat cadre de vie)

ADAR aide a domicile des retraités

APAF association  populaire des aides familiales

troisième âge

CE de la Vieille montagne

uns représentante de la congrégation

des représentants d'usagers

 

C'est le 1 octobre 1978 que le centre de soins associatifs a pu entrer en fonction.

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plusieurs changements pour les religieuses travaillant au centre de soins:

pour sœur Hélène c'est l'heure de la retraite, a 69 ans et après tant d'années de labeur, elle mérite bien un bon repos.

Depuis le 1 octobre Sœur Pascale et Sœur Cécile deviennent salariée de l'association et travaillent au même titre que l'infirmière laïque. ce n'est pas les religieuses qui prennent les décisions mais le conseil d'administration.

Grace au nouveau centre de soins, plusieurs personnes paralysées ou handicapées peuvent rester dans leur milieu de vie ou de réintégrer le milieu familial après hospitalisation , le travail continu d'augmenter, et une quatrième IDE est embaucher

en 1982 l'équipe du centre de soins est ainsi constitué: 5 IDE, et une secrétaire, le local du centre de soins est à l'étroit , il est donc décider de déménager au N° 3 rue Emile nègre.

les réparations terminés la prise de possession est faite le 17 février 1984.

 

Aujourd'hui , rue maréchal Joffre, il y a quatre sœurs qui continue de vivre avec la population de Decazeville, en fidélité à l'esprit de Sainte Emilie qui disait

"Ce n'est qu'aux pauvres que j'ai pensé en fondant la congrégation"

Communauté polyvalente, chacune dans son travail essaie d'être très proche des personnes avec qui elle est en lien, par l'écoute et le partage.

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